RCJShould we be afraid on the internet as a Jew?
RCJ S4E10 - Chronique Tech -
Faut-il avoir peur sur Internet en tant que juif ?
Vous vous êtes peut-être demandé s'il était nécessaire de changer votre nom sur les réseaux sociaux, sur des applications telles qu'Uber, Amazon ou Deliveroo. De descendre pour récupérer un colis ou une commande et par extension d’enlever votre mezouzah à l’extérieur de chez vous pour la replacer à l’intérieur. Le tout, à la suite de rumeurs ou de messages WhatsApp, même s'ils se révèlent souvent faux.
Vous avez donc depuis le début de cette guerre changer de comportement.
Permettez-moi d'être un peu provocateur et de prétendre que, guerre ou pas, notre vie quotidienne doit demeurer inchangée. La prudence devant prévaloir plutôt que la peur. J'ai toujours eu des amis portant des noms très connotés qui évitent d'utiliser leur vrai patronyme. Mon propre père se faisait appeler Monsieur Renaud.. Cette attitude est compréhensible et respectable.
Cependant, je soutiens que céder à la peur aujourd'hui, en réaction à ce qui s'est passé le 7 octobre, constituerait une victoire, leur unique victoire, car bien sûr ils perdront cette guerre.
De plus, des entreprises comme Uber, Deliveroo et Amazon sont concernées par la situation. En cas de problème, elles réagiraient plus rapidement que jamais. Les litiges et les problèmes liés au comportement des livreurs ou des chauffeurs ont existé, existent et existeront toujours.
Pour les réseaux sociaux, j’aurai un discours un peu différent. Il est nécessaire d’être actif et ne pas laisser la parole à juste certains..
Nous pouvons et devons être des vigies à notre niveau. Pour ce faire, nous disposons d'outils pour résister et empêcher la propagation de mensonges ou de contenus illégaux. L'application de la réglementation européenne récente, le DSA, s'applique en ligne comme dans la vie réelle. Tout contenu problématique doit être signalé..
Chaque post litigieux doit faire l’objet d’un signalement. Tout d’abord sur la plateforme en question. Sur chacune d’elle il y a la mention signaler ce post.
Les plateformes accusent réception de votre demande immédiatement. Juste essayez de garder un œil, tout de suite après l’envoi du signalement, sur votre boite mail, car il faudra parfois donner des explications complémentaires.
En complément de cela, nous avons une plate-forme nommée Pharos (P H A R O S) qui sert à faire des déclarations auprès du Procureur de la République chargé du terrorisme.
Quand les faits sont suffisamment graves comme cette jeune femme qui ironisait sur l’accompagnement du bébé dans le four, les plaintes sont faites au parquet directement.
Vous le voyez, que ce soit donc via les applications de livraison ou les signalements via les réseaux sociaux ou Pharos, il est nécessaire de faire valoir ses droits. Il n’y a donc pas de raison d’avoir peur.
Juste en ne faisant pas ces actions, nous laissons la parole et l’action à une minorité. La majorité silencieuse a commencé par parler en voyant les étoiles de David ou les croix gammées peintes sur les murs à Paris, St Denis, Aubervilliers, Issy les Moulineaux ou Strasbourg.
Prenez du temps pour résister, nos smartphones peuvent être des armes de défense tout comme une Kalashnikov. Et si la peur venait, prenez votre téléphone ou envoyez un message à un ami, ne restez pas seul, parlez, voyez-vous, échangez. Ne restez pas enfermé à vous cacher, ne revivez pas un confinement que personne ne vous a demandé.
Si vous avez un coup de mou, de peur ou autre, chaque jour nous avons des photos ou vidéos du monde entier qui peuvent nous galvaniser, il y en a en France comme l’oeuvre de Yehiel Attias qui fait une fresque autour des étoiles de David peintes sur les murs de Paris ou voyez cette merveilleuse vidéo de Nathalie Nagar sur I24 : Madame, Monsieur, l’Antisémite ou le témoignage de Vianney sur France Inter et j’en passe, ces contenus vous feront du bien.
Je terminerai par une anecdote que l’on m’a rapportée du Rabbi Schneerson.
On lui demanda :
« Rabbi, puis-je déplacer ma mezouza vers l'intérieur de ma porte d'entrée ?
Sa réponse : Si nous ne pouvons pas avoir de mezouza à notre porte, alors autant faire nos valises et partir.
Il ajouta : Tenez bon et restez fort. Une Mezouza est notre plus grande protection : vous ne serez pas mieux protégé en vous cachant. Si vous souhaitez être plus protégée : ajoutez une autre Mezouza. Si vous n’en avez pas, dites le moi j’en ai plein en stock”.
Libérons les otages !
A la semaine prochaine !