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2024-01-01 3:00

S06E27 - Judaica - Chronique New Tech -

Nvidia vaut plus de 5000 milliards de dollars


Bonjour à toutes et à tous.


Mercredi 29 octobre 2025 : Nvidia est entré dans l’histoire. Le concepteur de puces d’intelligence artificielle devient la première entreprise au monde à franchir la barre des 5 000 milliards de dollars de capitalisation. C’est vertigineux. Pour se repérer, on parle d’une valeur boursière supérieure au PIB de nombreux grands pays. Signe des temps : l’IA n’est plus un gadget, c’est l’infrastructure critique de cette décennie.


Mais la nouvelle du jour ne s’arrête pas à Wall Street. Nvidia confirme aussi l’extension de ses activités en Israël, et pas n’importe où : dans le sud, autour de Be’er Sheva, au cœur d’un écosystème très puissant de cybersécurité et de data, à deux pas de l’Université Ben-Gourion. Objectif annoncé : tripler la taille du centre R&D d’ici 2026 et recruter massivement. Pour l’économie israélienne, c’est un signal fort : malgré les turbulences géopolitiques, l’IA reste un moteur d’investissement, d’emplois qualifiés… et d’attractivité pour les talents.


Il y a aussi une dimension humaine. Mi-octobre, Jensen Huang, le patron de Nvidia, a salué le retour d’Avinatan Or, employé de l’entreprise, libéré après deux années de captivité à Gaza. Un message simple, adressé aux équipes, qui nous rappelle qu’au-delà des chiffres et des salles de marchés, il y a des vies, des familles, des épreuves.


Derrière ces annonces, on découvre une mécanique industrielle et financière assez unique. L’IA, ce sont des « pelles et des pioches » numériques : des accélérateurs Nvidia achetés par des plateformes comme OpenAI, souvent via de grands clouds. Oracle, par exemple, aurait passé des commandes colossales de puces pour alimenter un datacenter dédié aux besoins d’OpenAI. Dans ce jeu, les mêmes acteurs sont tour à tour clients, fournisseurs, partenaires… Une boucle où la demande d’IA nourrit l’offre de calcul, qui elle-même nourrit… davantage d’IA. Résultat : des revenus records pour les fabricants de puces, et une dépendance croissante à une poignée d’acteurs.


Et n’oublions pas la face très matérielle de ce monde si numérique : l’énergie. Les projets de mégacentres de données laissent entrevoir, à court terme, des besoins électriques de plusieurs gigawatts. Ce ne sont pas des chiffres « d’aujourd’hui », mais des projections crédibles qui posent une question simple : comment verdir et sécuriser l’alimentation de ces infrastructures qui grandissent à toute vitesse ? En Israël comme en Europe, la disponibilité d’une électricité fiable et décarbonée va devenir un avantage compétitif aussi important que le capital ou le talent.


Alors, Nvidia : symbole d’une révolution ou mètre-étalon d’une bulle ? Probablement un peu des deux. Révolution, parce que l’IA sort des labos et irrigue déjà la santé, l’industrie, la défense, l’éducation. Bulle potentielle, parce que les marchés ont tendance à courir plus vite que l’économie réelle. La ligne de crête est étroite : si les gains arrivent, l’investissement massif aura été visionnaire. S’ils tardent, le risque de correction grandit.


Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que l’IA est devenue une politique industrielle mondiale. Et qu’en Israël comme ailleurs, Nvidia s’installe au centre du jeu.


À la semaine prochaine !