RCJDes itinéraires plus verts : Google Maps et Waze obligés de privilégier l’environnement à la vitesse
Chronique Tech RCJ S4E37
Des itinéraires plus verts : Google Maps et Waze obligés de privilégier l’environnement à la vitesse
Suite à l'annonce, ce 21 mai, de l'arrivée du pass Navigo sur nos iPhones, les initiatives visant à faciliter l'utilisation des transports en commun pour les Jeux Olympiques se poursuivent. Google Maps et Waze, deux applications appartenant à Alphabet, ont récemment modifié leur façon de proposer les meilleurs itinéraires.
Auparavant, ces applications suggéraient plusieurs options d'itinéraires, parmi lesquelles il était possible de choisir le plus rapide, le plus court ou celui sans péage. Désormais, Google Maps et Waze ne proposent plus systématiquement l'itinéraire le plus court. Cette modification peut sembler surprenante, mais elle a été effectuée en raison d'un décret, qui stipule que les services numériques d'assistance aux déplacements doivent privilégier les itinéraires ayant le moins d'impact en termes d'émissions de gaz à effet de serre.
Ce texte réglementaire encourage donc les applications à adopter une approche plus respectueuse de l'environnement. Désormais, les itinéraires proposés par défaut sont ceux qui ont le moins d'impact environnemental, et non plus nécessairement les plus courts. L'empreinte carbone de chaque trajet est clairement affichée, permettant aux utilisateurs de faire un choix éclairé. De plus, les alternatives écologiques sont mises en avant, incitant ainsi les conducteurs à opter pour des trajets plus longs, mais moins polluants. Ce qui paraît ubuesque quand on connait l’état de la circulation à Paris.
Ce choix est motivé à la fois par des considérations écologiques et par des raisons pratiques liées à la gestion du trafic. L'exemple le plus récent est celui de la région Île-de-France, qui a exercé des pressions sur Google Maps pour qu'il modifie son mode de fonctionnement en prévision des Jeux Olympiques de 2024 à Paris. L'application de transport public "Transports publics Paris 2024" ne proposera pas systématiquement les trajets les plus courts, car le risque d'embouteillages serait trop élevé. À la place, elle privilégiera des itinéraires alternatifs permettant une meilleure répartition des voyageurs et une réduction de la congestion globale lors de cet événement majeur.
Laurent Probst, directeur général du Syndicat des transports d’Île-de-France, a souligné l'importance de cette adaptation dans une interview avec Ouest France : "S'ils ne le font pas, il faudra que l’État prenne les décisions nécessaires. On leur demandera de fermer leur application. C'est un enjeu de sécurité publique." Une déclaration forte qui montre que les autorités prennent ce problème très au sérieux.
Donc vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous souhaitez arriver le plus tôt possible, ne prenez plus le premier itinéraire que l’on vous proposera.
À la semaine prochaine !